Un an de crise sanitaire à vos côtés



Cela fait maintenant plus d’un an que nous subissons la crise sanitaire de la Covid-19 et ses très lourdes conséquences économiques, sociales, sociétales, psychologiques et morales.

Que de drames ! Je voulais vous témoigner de ma sincère compassion, de ma profonde tristesse de dénombrer les malades et décès chez nous dans l’Yonne. Que de vies pulvérisées vers l’incertain ! Que d’emplois perdus et de faillites. Je peste contre tous ces malheurs. Croyez bien que j’emporte l’Yonne avec moi chaque semaine quand je pars vous représenter à l'Assemblée nationale.

Depuis l’hiver 2020, avec les députés de mon groupe parlementaire de l’UDI, nous avons régulièrement interpellé le Gouvernement, en lui remontant les difficultés et les problèmes rencontrés au quotidien sur le terrain, mais aussi parfois les solutions de bon sens. Nous avions d’ailleurs posé la toute première question au Gouvernement sur la crise dès le 28 janvier 2020.

A travers ce message vidéo, je veux bien sûr saluer les professionnels de santé en “1ère ligne” dans la lutte contre l’épidémie, ainsi que les employés de la “2e ligne” qui ont été la clef de voûte de la continuité de notre activité économique pendant les confinements et tout particulièrement dans l’Yonne.

Avec mon groupe, nous avons alerté sur la situation des EHPAD et la politique de test des résidents, les changements de doctrine dans la gestion des stocks de masques, la fermeture des commerces de proximité avec la regrettable qualification de “non-essentiels”, la nécessité d’inclure les services d’aide à domicile parmi les bénéficiaires de revalorisations et de primes, ou encore la nécessité de territorialiser les stratégies pour les adapter au plus près des réalités diverses des territoires.

Nous avons fait des propositions pour tirer les leçons de la crise : décentraliser les politiques de santé et revoir, vous le savez, le rôle des Agences Régionales de Santé.

Je le crois et je le veux : il est nécessaire de simplifier les procédures d’autorisation de mise sur le marché des médicaments, ou encore de mettre en place un conventionnement des médecins pour lutter contre les inégalités géographiques et désengorger les urgences.

Les acteurs économiques, notamment les petits commerces de proximité et les indépendants, ont été lourdement impactés par la crise. Nous savons qu’ils portent le poids des confinements alors qu’ils font la vie de nos communes. Nous avons donc proposé, à l’UDI, des mesures d’aide très concrètes pour les soutenir.

Bien sûr, il y a l’annulation des charges, la transformation des prêts garantis par l’État en obligations de long terme, un taux réduit provisoire de 5,5% de TVA pour les secteurs de l’hôtellerie-restauration et du tourisme, ou encore la mise à contribution des assurances et des supermarchés qui ont profité - malgré eux - de la crise.

Je veillerais à ce que les mesures d’aide et de soutien soient suffisantes, appliquées et durables.

Au cours de cette crise, je crois que nous aurons collectivement acquis une conviction forte : un État obèse et centralisé ne peut être agile… A l’avenir, la réforme de la modernisation et de la décentralisation du fonctionnement de l’État sera donc la mère de toutes les réformes, au bénéfice, notamment, des territoires ruraux. J’espère beaucoup en elle.

Ensemble, tenons bon. Car nous sortirons bientôt de cette épreuve inédite et douloureuse.