Sécuriser l’inclusion du nucléaire dans la taxonomie verte de l’Union européenne



J'ai déposé une question écrite le 6 juillet 2021 pour alerter M. le ministre de l'économie, des finances et de la relance sur la place du nucléaire dans la taxonomie verte de l’Union européenne, en tant qu’énergie non-émettrice de dioxyde de carbone, au moment où plusieurs États membres, à commencer par l’Allemagne et l’Autriche, s’opposent à l’inclusion du nucléaire à Bruxelles et défendent leurs propres intérêts énergétiques et industriels aux dépens de ceux de l’Europe en général et de la France en particulier. Dans l'attente de la réponse du ministre, vous trouverez ci-après le texte de ma question.


Question publiée au Journal Officiel le 6 juillet 2021


M. André Villiers alerte M. le ministre de l'économie, des finances et de la relance sur la place du nucléaire dans la taxonomie verte de l’Union européenne en tant qu’énergie non-émettrice de dioxyde de carbone.


Plusieurs États membres, à commencer par l’Allemagne et l’Autriche, s’opposent en effet à l’inclusion du nucléaire à Bruxelles et défendent leurs propres intérêts énergétiques et industriels (les énergies renouvelables intermittentes, notamment éoliennes et solaires, ainsi que le gaz) aux dépens de ceux de l’Europe en général et de la France en particulier, dont l’électricité provient à environ 70% du nucléaire.


L’enjeu de la taxonomie verte européenne - lancée en 2018 dans le cadre du plan d’action “Financer la croissance durable” et qui doit être finalisée en 2022 - est décisif puisque cette classification orientera les capitaux privés et publics (y compris les subventions européennes) vers les produits financiers verts.


Or le nucléaire est une énergie indispensable à la lutte contre le réchauffement climatique et seul un nucléaire européen sera capable de concilier les deux objectifs 1/ de neutralité carbone de l’UE d’ici 2050 et 2/ d’amélioration de l’indépendance énergétique et donc stratégique de l’Europe, notamment vis-à-vis du gaz russe, américain et turque.


Il lui demande donc quelles actions le Gouvernement compte mener, et suivant quel calendrier, pour surmonter les résistances des Etats membres de l’UE “anti-nucléaires” et réussir en 2022 l’inclusion du nucléaire dans la taxonomie verte de l’Union européenne.


Réponse en attente