Renouvelons le parc électronucléaire français !



L’été est aussi le temps des lectures utiles, que je mets cette année à profit pour lire - entre autres - le document de travail “Quinquennat Macron : le grand décryptage” publié début août par le laboratoire d’idées Institut Montaigne. Ce dernier dresse son bilan de l’action publique de l’Exécutif depuis 2017 dans différents domaines : environnement, transport, formation professionnelle, enseignement supérieur et recherche, éducation, logement, politique industrielle, marché du travail, fiscalité…


De la taxe carbone à la Convention citoyenne pour le climat, en passant par la loi énergie-climat et la deuxième programmation pluriannuelle de l’énergie, le think tank d’orientation libérale considère que cette action a été insuffisante en ce qui concerne la politique environnementale. “Si la crise sanitaire a permis, au moins temporairement, une prise de conscience salvatrice sur le climat”, il estime en effet que “l’action publique a été freinée par les difficultés majeures à faire accepter des réformes d'ampleur permettant d'accélérer la transition écologique et énergétique. Il faut aller beaucoup plus loin et plus vite”.


C’est l’occasion de renouveler ma position sur la place du nucléaire dans le mix énergétique national : nous devons préserver le rôle pivot du nucléaire dans notre mix énergétique afin d’assurer la sécurité d’approvisionnement en électricité de la France. Le nucléaire est la première source de production et de consommation d'électricité en France. Elle provient de 56 réacteurs constituant un parc réparti sur l'ensemble du territoire. Elle offre sur tout le territoire une même qualité de service avec une électricité stable, à bas coût et bas carbone.


Pour cela, il est indispensable de renouveler le parc électronucléaire français. C’est pourquoi je regrette - moi aussi - que l’Exécutif n’ait pas pris position sur le renouvellement de notre parc électronucléaire. Cette question devra être débattue et tranchée dans le cadre de la prochaine campagne présidentielle. Pour ma part, je suis favorable à la construction de nouveaux EPR.


Après le violent rejet de la taxe carbone à l’automne 2018, je souhaite enfin que nous trouvions dans le plan de relance les voies et les moyens d’un financement innovant de la transition écologique, un financement qui garantisse sa réelle faisabilité économique et son bon accompagnement social. La transition écologique et énergétique ne pourra être que solidaire : ces épithètes sont inséparables !