Quels accompagnements pour réussir l’électrification du parc automobile français ?



J'ai déposé une question écrite le 24 août 2021 pour interroger le ministre de l'économie, des finances et de la relance sur les mesures de soutien économique et social supplémentaires en faveur des particuliers et des professionnels pour réussir l’électrification à terme du parc automobile français. Dans l'attente de la réponse du ministre, vous trouverez ci-après le texte de ma question.


Question publiée au Journal Officiel le 24 août 2021


M. André Villiers interroge M. le ministre de l'économie, des finances et de la relance sur les mesures de soutien économique et social supplémentaires en faveur des particuliers et des professionnels pour réussir l’électrification à terme du parc automobile français.


L’électrification à marche forcée de 1,6% à 100% du parc automobile français (ventilation actuelle par motorisation : 41,4% essence, 57% diesel, 1,6% électrifié) d’ici à 2035 - pour se conformer au pacte vert de la Commission européenne prévoyant à cette date l’interdiction à la vente des voitures avec moteurs à essence, diesel et hybrides, au profit de l’électrique et de l’hydrogène - est une révolution pour tous les acteurs de l’écosystème automobile - constructeurs, équipementiers, réparateurs, vendeurs, automobilistes - qui nécessite un accompagnement économique et social proportionné.


Si les aides financières aux particuliers pour l’achat de véhicules plus récents et sobres en émissions de CO2 ont vocation à faciliter cette conversion (et peuvent être cumulées), elles ne comblent cependant pas l’écart de prix d’environ un tiers entre les versions électrique et thermique d’un même modèle. De plus, leurs critères d’éligibilité tendent à évoluer dans un sens plus restrictif.


Si le plan de soutien à l’automobile permet aux entreprises de solliciter des prêts garantis par l’État et de bénéficier du fonds de modernisation et de diversification de la filière automobile, ces dispositifs ne sont toutefois pas suffisants pour financer l’accompagnement social de métiers soudainement privés d’avenir, alors que l’industrie de l’automobile électrique mobilise moins de main-d’oeuvre salariée et exige de nouvelles compétences. L’impact sur l’emploi en France pourrait ainsi concerner 100 à 150 000 emplois d’ici 2035, dont plus de 30 000 dès 2025.


Il lui demande quelles mesures de soutien économique et social supplémentaires en faveur des différents acteurs de l’écosystème automobile le Gouvernement compte prendre, et suivant quel calendrier, pour réussir l’électrification à terme du parc automobile français.


Réponse en attente