Projet de loi climat : à voir



Quand on est agriculteur, on sait que notre présent et notre futur dépendent de la météo à court terme et du climat à moyen et long terme.

Deux ans après l’annulation de la taxe carbone consécutive au mouvement des “gilets jaunes”, nous avons enfin démarré la discussion en séance publique du projet de loi “climat et résilience” qui aura fait l’objet de 18 mois de préparation dont 9 dans le cadre de la Convention citoyenne pour le climat.

Bien sûr, je me félicite que le texte reprenne certaines des propositions que nous avons portées avec mon groupe parlementaire de l’UDI : le moratoire pour les surfaces commerciales, l’interdiction des chauffages thermiques pour les terrasses ou encore la consigne pour lavage et la réutilisation pour les emballages en verre.

Mais je regrette plusieurs points de forme et de fond.

Sur la forme, le texte est un fourre-tout et compte de nombreux articles qui se contentent de fixer des objectifs non contraignants. Il joue un peu le rôle d’une “voiture-balai” en fin de législature sur des sujets pourtant déjà traités ces dernières années : l’agriculture, l’alimentation et le logement en 2018 ; les transports, l’énergie et le climat en 2019 ; l’économie circulaire et le gaspillage en 2020…

Sur le fond, au-delà de l’écume législative de la publicité sur les énergies fossiles ou de l’interdiction des vols intérieurs quand il existe des alternatives en train, je serai très attentif à deux dispositions qui concernent nos territoires ruraux et agricoles : l’artificialisation des sols et les repas végétariens.

La division par deux sur dix ans du rythme d'artificialisation des sols ne doit pas empêcher les maires des communes rurales de lutter contre la désertification de leur territoire, avec des projets pour le développer en attirant les actifs.

Concernant les repas végétariens, oui à l’expérimentation décidée par les collectivités locales volontaires, mais non à son caractère obligatoire et, plus largement, non au viande bashing et non à l’agri-bashing !

Compte tenu de ce qui précède, je déterminerai ma position de vote en fonction de la qualité des débats et de leur apport au texte initial.

Nous devons veiller au bon équilibre entre les positions écologiques et la vie ainsi que le travail des agriculteurs, des cultivateurs, des paysans, des fermiers. Chacun me comprend et je pèserai pour faire entendre vos voix.

Je connais votre vie et votre quotidien. Je sais votre confiance. Chaque semaine, nous échangeons, nous nous parlons et je suis en prise directe, sur le terrain.

Ces débats sur la loi Climat et résilience sont importants. Comptez sur ma détermination.