Les enjeux de la guerre des prix des produits agricoles et alimentaires



J'ai déposé une question écrite le 25 janvier 2022 pour interroger le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur les enjeux persistants de la guerre des prix des produits agricoles et alimentaires encore récemment illustrée par l'offensive du prix de la baguette de pain bloqué à 29 centimes d'euro pendant 4 mois. Dans l'attente de la réponse du ministre, vous trouverez ci-après le texte de ma question.


Question publiée au Journal Officiel le 25 janvier 2022


M. André Villiers interroge M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur les enjeux persistants de la guerre des prix des produits agricoles et alimentaires encore récemment illustrée par l'offensive du prix de la baguette de pain bloqué à 29 centimes d'euro pendant 4 mois.


Le dernier « coup de com » de Michel-Édouard Leclerc met en jeu trois intérêts : le pouvoir d'achat des consommateurs, la rémunération des agriculteurs, mais aussi le maintien des commerces alimentaires de proximité.


Si le pouvoir d'achat des Français concerne aussi leur sécurité alimentaire, à commencer par les plus modestes, ces prix cassés dévalorisent les produits, détruisent la valeur et entraînent les agriculteurs dans une spirale déflationniste, au moment même où le Gouvernement cherche à mieux les rémunérer et alors que le cours du blé s'envole.


La concurrence exacerbée des grandes surfaces menace aussi les 33 000 boulangers qui maillent le territoire et représentent les premiers commerces de détail alimentaires avec 1 établissement pour 2 000 habitants. Déjà, ils ne réalisent plus que 56 % de la production de pain en France, contre 9 % pour la grande distribution et 34 % pour les industriels. Pour le président de la Confédération nationale boulangerie-pâtisserie française, ce prix de 29 centimes est d'ailleurs « une provocation » alors que le prix moyen d'une baguette est de 90 centimes.


Il lui demande quelles initiatives le Gouvernement compte prendre et suivant quel calendrier, pour réconcilier le pouvoir d'achat des consommateurs, la rémunération des agriculteurs et le maintien des commerces alimentaires de proximité, au premier rang desquels les boulangeries-pâtisseries.


Réponse en attente