Hausse du prix du pain : j'alerte le Gouvernement



J'ai alerté le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien DENORMANDIE sur la hausse du prix du pain, l’imputation de sa responsabilité et l’action du Gouvernement pour contenir cette hausse, au cours de la séance des questions au Gouvernement du 16 novembre 2021.


Le prix du pain pourrait flamber car tous les voyants économiques sont au rouge : les prix de la matière première qu’est le blé, puis par répercussion de la farine, mais aussi les prix de l’énergie, des salaires et des produits d’emballage. Le cours du blé tendre a déjà augmenté de 193 € / t à 297 € / t entre novembre 2020 et novembre 2021, soit une hausse de près de 54% en un an.


Attention aux troubles qui pourraient survenir si l’État ne garantissait plus la sécurité alimentaire des Français, notamment celle des plus modestes… Le pain est un produit symbole.


J'ai également exhorté le Gouvernement à ne pas laisser croire que les agriculteurs pourraient profiter de cette hausse du prix du blé. C’est faux ! Nous savons que ce n’est pas le cas. Au contraire, nous échouons encore et encore à rémunérer décemment nos agriculteurs ! La part de la matière première, le blé, n’entre que pour 3 à 4 % dans le prix du pain.


Je suis finalement réservé sur la réponse apportée par le Gouvernement par la voix du Ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises, M. Alain GRISET, selon lequel la concurrence entre les 37 000 boulangers que compte la France suffirait à contenir, seule, la hausse prévisible du prix du pain en-deçà de 5%.


J’espérais davantage de volontarisme de la part d’un Gouvernement qui devrait être pourtant échaudé par les crises.