Attention au risque de divorce institutionnel entre la police et la justice !


J'ai déposé une question écrite le 1er juin 2021 pour alerter le Premier ministre sur le risque de divorce entre les institutions républicaines de la police et de la justice qui pourrait dangereusement fragiliser la chaîne pénale. Dans l'attente de la réponse du ministre, vous trouverez ci-après le texte de ma question.


Question publiée au Journal officiel le 1er juin 2021


M. André Villiers alerte M. le Premier ministre sur le risque de divorce entre les institutions républicaines de la police et de la justice qui pourrait dangereusement fragiliser la chaîne pénale.


La manifestation organisée le 19 mai aux abords du Palais Bourbon visait à soutenir l’institution de la police républicaine et à conforter le lien police-nation au moment où les symboles de l’autorité sont attaqués. Les policiers ont émis deux principaux messages : fermeté contre les auteurs d’infraction et protection pour les forces de l’ordre, alors que plus de 6 000 d’entre elles sont blessées chaque année et que les morts de Stéphanie MONTHERMÉ à Rambouillet et d’Éric MASSON à Avignon ont été récemment déplorées. Certaines interventions de syndicalistes policiers ont toutefois mis en exergue un conflit latent, voire manifeste, entre les institutions républicaine de la police et de la justice, et notamment la formule “le problème de la police, c’est la justice”.


Or, la sécurité est un continuum et la réponse pénale une chaîne dont la force réside dans chacun des maillons. Les institutions de la police et de la justice ne sauraient être divisées ou opposées : c’est un “couple institutionnel” qui ne saurait amorcer un “divorce institutionnel”. Il n’y a pas de liberté sans sécurité, ni de sécurité sans réponse pénale efficace, c’est-à-dire une peine dissuasive, appliquée et effectuée dans les meilleurs délais.


Il lui demande quelles actions le Gouvernement compte mener, et suivant quel calendrier, pour prévenir un divorce institutionnel entre la police et la justice, et améliorer la réponse pénale en renforçant tous les maillons et les acteurs de la chaîne pénale, en amont et en aval de la peine (police, justice, pénitentiaire).


Réponse en attente